A PROPOS

Né à Somain (59) en 1989. David Mostacci vit et travaille dans le nord de la France.

Formé au département d’arts plastiques de l’Université de Valenciennes et du Hainaut-Cambrésis (59), il obtient une maîtrise en enseignement des arts plastiques en 2013.

Parallèlement à ses études, il réalise des décors de théâtre et de nombreux ateliers dont l’objectif est de sensibiliser différents publics à la pratique des arts plastiques. Il dispense par ailleurs des formations en arts appliqués dans la métropole lilloise. Il élabore également un module d’arts appliqués à destination des étudiants en esthétique, ainsi que des vidéos pédagogiques pour l’école privée d’enseignement à distance Culture et Formation.

du 12 déc. 2018 au 12 jan. 2019

"Infimes Intimes"

Bibliothèque universitaires du Mont Houy Valenciennes

du 19 oct. au 30 nov. 2018

"Infimes Intimes"

Galerie d'Art Espace Edouard Pignon

11 rue Guillaume Tell 59800 Lille.

2018

Hôtel de Ville de Valenciennes

Maison des Arts de Sin-le-Noble

Salon des arts de Caudry .

Académie des Beaux-arts

Fondation Pierre David Weill 

Paris 6ème.

Théâtre des Forges René Carpentier, 1Trith-St-Leger.

2017

Académie des Beaux-arts 

Fondation Pierre David Weill

Paris 6ème.

41ème Salon des arts de Caudry

 

2016

86ème Salon des artistes Roubaisiens

Invité d'honneur Paul Hémery

En partenariat avec le Musée de la Piscine, Musée d'art et d'industrie de Roubaix

PRIX ET RECONNAISSANCES

2018

42ème Salon des arts de Caudry 

Obtention du 2ème prix de l’office municipal de la culture.

2017

41ème Salon des arts de Caudry Obtention du 1er prix de la ville.

2016

86ème Salon des artistes Roubaisiens 

Obtention du prix du jury.

ARTICLES

Bernard Loubert   -  Décembre  2018

David Mostacci pratique la peinture depuis longtemps, depuis l’enfance en fait, où, il a été accueilli dans un atelier destiné aux adultes.

Ces derniers lui ont enseigné les mélanges, les glacis, les empâtements, les fondus. C’est dire si les odeurs d’essence de térébenthine, d’huile de lin et de médium, caractéristiques de ces ateliers, il les connait.

Et maintenant, imaginez : vous vous promenez dans une ville dont vous ne savez rien, vous voyez une galerie, vous entrez, croyant à une exposition de photos et là, c’est le choc car il s’agit de peinture à l’huile.

Telle est la peinture de David, un incroyable réalisme : La justesse de la couleur de peau, la minutie du rendu des tissus, l’exactitude du dessin sont extraordinaires. Alors un flottement se produit : Les images s’offrent à nous comme analogues au « réel », mais elles nous renvoient, en même temps, le fait qu’elles soient peintures.

Quant aux attitudes représentées, elles sont comme des instantanés photographiques : les personnages sont saisis dans un mouvement arrêté, dans un moment de vie très ordinaire, comme un appareil photo le ferait. Mais là où l’appareil a besoin d’1/60 ème de seconde pour capter une scène, David met des dizaines heures.

Bien sur ce n’est pas le temps qui compte : une tour Eiffel en allumettes demande aussi du temps, mais ici, ce temps est mis au service d’une élégance : celle de nous faire croire que tout est simple, facile ; pas de trace d’effort, même la personnalisation d’un toucher de pinceau disparait, rien n’est besogneux chez David, il s’efface derrière le sujet, voilà tout.

Et pourtant, la personnalité du peintre est bien là. Bien sûr, on notera l’absence de visages, mais c’est dans la transposition de la réalité que l’artiste se révèle, sur sa manière de créer l’illusion et sa façon de nous montrer la captation d’instants comme dérobés aux modèles, arrêtés dans une action. 

 « Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage » écrivait Boileau.

Le grand trouble que l’on perçoit à la vue d’une peinture de David Mostacci résulte du fait que la spontanéité éphémère et l’émotion fugace sont conservées intactes, malgré les heures appliquées au métier. La fascination que provoque cette peinture ne provient elle pas du fait que c’est le travail lent et patient de l’artisan qui a su préserver ce que, l’espace d’un instant, l’artiste a vu ?

                                                                        

Rodolphe Gauthier​

Publication du 18 avril 2018 sur le site carnetdart.com

(http://www.carnetdart.com/david-mostacci/)

 

L’élégance du quotidien.

Notes sur quelques oeuvres de David Mostacci.

 

Il y a
dans les oeuvres de David Mostacci l’élégance
une élégance du quotidien cette
élégance dans la tension l’attention d’être-là
et c’est bien dans la manière d’être-au-monde, et ici, tout particulièrement, d’être-là
que se manifeste ou non l’élégance
dans une exactitude du cadre, qui est un regard qui sait qui saisit mais qui laisse
aussi fuir – un éloge de la fuite –
une fragilité particulièrement exquise (plus exacte qu’aucun discours)
entre ce qui fuit et la joie d’y être, d’être-là

Un désir une joie un rire un dérisoire (un impondérable, dira-t-on)
un opus, ou mieux : un opuscule
un petit oeuf oeuvre qui semble (a priori un paradoxe) envelopper la plus grande part du monde.
l’immensité du monde enveloppé (et non pas « contenu ») par un minuscule
des plis et replis de draps de torchon de vêtements de premières et secondes peaux.

Difficile de dire « je ». D’exprimer, dans ce dedans, un « j’aime »
(difficile de dire « je » puisque l’intimité de ce minuscule est si exact qu’elle
nous transforme en être-autre)
que l’huile soit sur bois que, quand sur toile, les toiles soient (souvent) petites que le graphite (qu’on devrait plutôt écrire « graffite » – graffito – graphe qui s’effrite) et le papier reviennent
comme une comptine (le crayon de l’enfance) –
le temps qui s’écoule au compte exact de la vie –
et réduisent – ou plutôt résolvent la vie dans
un passage
une fragilité – à fleur de peau

Il y a
dans les oeuvres de David Mostacci l’élégance
qui est d’être-au-quotidien à fleur de peau.

À fleur de peau, à plante du pied. Pieds nus (bien sûr
entre peinture hollandaise – la nature étale, still, et non pas « morte » –
et le cadrage resserré du Caravage dans la plante des pieds dans l’humilité
des pèlerins)
au milieu d’un jardin (mon lieu amène – mon secret – la commode comme un secrétaire)
parmi la végétation l’herbe et la terre

là,
presque soudainement,
ce qui semble fragilité se transforme encore (dans le roulis de l’enveloppement comme un pétrin)
dans une permanence fuyante
a priori un nouveau paradoxe mais
la matière végétale n’est-elle pas une permanence fuyante ?
Élégance de l’artichaut. Permanence des haricots. Présence des champignons.
Présentation des champignons
champignons montrés champignons offerts
et, dans ce présent des champignons, déjà, ils sont à nous
et ils sont presque et déjà plus qu’à nous
ces trois champignons ces instants ces intimités
on ne peut faire autrement que de se les approprier
une appropriation de chacun qui devient, dès lors, une appropriation du tout à chacun.
Intimité si intime qu’elle ne peut être qu’à chacun.

Et c’est, finalement, de cet il-y-a de l’expérience
profondément attentive
profondément intime
(l’intimité – intimus – est ce qui est le plus dedans, le plus intérieur)
retenue, dans le tragique de ces riens qui fuient,
vieillissent disparaissent
comme le graphite qui s’effrite
que se vit l’élégance.

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